Distribution directe

Raymond, 75 ans, sans le sou, est-il mort d’avoir repris un travail ?

mercredi 4 novembre 2015.

Raymond, malade et bénéficiaire d’une toute petite retraite, a voulu renouer avec le travail. Embauché par Adrexo pour distribuer des prospectus, il n’a pas subi de visite médicale préalable. Il est mort quelques jours après.

Mardi 20 octobre 2015, son fils demandait réparation devant les prud’hommes.

Chez Adrexo, il n’y a pas d’âge pour travailler. En août 2011, Raymond D., 75 ans, a tapé à la porte de cette société de distribution d’imprimés publicitaires et de prospectus. Cela faisait plus de dix ans qu’il avait cessé toute activité. Sa pension de retraite de 480 euros par mois d’intermittent du spectacle ne lui suffisait plus pour vivre. Il accumulait les dettes.

Le 8 août, Raymond a commencé à livrer des imprimés. Dix-neuf jours plus tard, on a retrouvé son corps sans vie. Ce mardi 20 octobre, quatre ans plus tard et à la demande de l’un de ses fils, le conseil de prud’hommes de Bobigny examinait la responsabilité de la société. Celle-ci a-t-elle manqué à son obligation de santé et de sécurité au travail ?...

L’inspection du travail a beau épingler Adrexo pour travail dissimulé. Des centaines de salariés ont beau régulièrement obtenir gain de cause et voir leurs contrats requalifiés en temps plein. L’entreprise peut bien dépenser des millions d’euros en frais prud’homaux chaque année en raison des rappels de salaires ordonnés. Le système perdure.

C’est pour le dénoncer, et pour demander réparation du préjudice moral qu’il a subi que Laurent D. a engagé cette procédure aux prud’hommes. Le jugement a été mis en délibéré au 28 janvier.

Lu et à lire dans un article de Médiapart, du 21 oct. 2015


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